Nos sorties 2016

Publié le par C.L.

Sortie "Champignons " du 19 novembre 2016

Il faut dire que cette année a été exceptionnelle : on n'a jamais vu si peu de champignons.  Un petit tour dans la forêt de la Pierre Attelée ne m'avait pas permis de récolter de nombreuses espèces, même pas notre fameuse amanite phalloïde mortelle, si abondante d'habitude. Mais de nombreuses personnes se sont présentées à la Maison Maillet, encouragées par un temps clément.
C'est un groupe de 32 personnes, dont des enfants, qui s'est retrouvé sur le parking, ou nous avons pu voir quelques espèces récoltées peu avant la sortie, surtout par notre intervenant mycologue, Max. A noter, la présence de Jacinte Grenier qui rédige un site de reportage : presquilegazette.net   
Surprise : en explorant un peu les sous-bois nous avons  trouvé les trésors recherchés, et même des comestibles.  Nous avons pu admirer de très beaux "ronds de sorcières", cercles formés par la progression  annuelle des champignons à partir de la première apparition, surtout  ceux des clitocybes nuageux aujourd'hui classés toxiques, et même des amanites tue-mouche d'un bel orangé presque vermillon moucheté de blanc, le bonheur des photographes.

Mais c'est quoi un champignon ?
L'image ci-dessous montre une représentation du classement des êtres vivants connus (cliquer sur l'image pour agrandir). Les champignons sont sur la branche jaune, les "gros" sont soit des "basidiomycètes" ceux qui ont des lamelles ou des tubes  ou des  "ascomycètes", les autres, comme les morilles. Ce ne sont pas des plantes (branche verte), leurs cellules contiennent de la chitine, comme celles des les animaux.

En science il faut parler avec un langage précis, pour tout savoir, aller sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Fungi 

Un champignon, ce que nous voyons sortir de terre, est la partie qui contient les organes reproducteurs, ceux qui vont libérer des spores. La partie importante, celle qui se nourrit et grandit, est cachée, le plus souvent dans la terre, mais aussi dans  du bois, en général mort, on l'appelle le "mycélium". Il est fait de filaments.
Comme il n'a pas de chlorophylle un champignon doit consommer de la matière organique existante, il ne peut pas en créer. D'où son importance pour la forêt :
un saprophyte, ça profite (oui)  uniquement des déchets végétaux qu'il digère, ces champignons ne sont pas inféodés à un type d'arbre. D'autres ont des relations intimes avec les racines d'arbres ou de plantes, ils leurs sont liés, ils forment ce qu'on appelle des mycorhizes, ils vivent en symbiose favorable aux deux partenaires.
Je ne dirai rien de la toxicité, ni de la façon de les déterminer, ni de la façon de les cultiver, ni... pour cela je vous renvoie aux ouvrages cités.
Juste quelques mots sur des précautions à prendre : ne jamais essayer de manger ou même d'identifier des champignons trop jeunes ou trop vieux et ne jamais les stocker dans un sac plastique.

 Pour débuter : L'indispensable guide du cueilleur de champignons, par Guillaume Eyssartier et Pierre Roux, éditeur Belin.
Plus complet : Le guide des champignons France et Europe, par les mêmes auteurs.
Guide des champignons de France et d'Europe, par Régis Courtecuisse et Bernard Duhem, éditeur Delachaux et Niestlé.
Champignons de France et d'Europe occidentale, par Marcel Bon, éditeur Flammarion.
Et également : le petit livre des champignons des dunes, par Jacques Guinberteau, éditions Confluences.

Et surtout consulter la base de données http://www.mycodb.fr/ et le site du Groupe Mycologique Nazairien : http://www.groupemycologiquenazairien44.fr/

http://www.larousse.fr/encyclopedie/cartes/Classification_des_esp%C3%A8ces_vivantes/1309193

http://www.larousse.fr/encyclopedie/cartes/Classification_des_esp%C3%A8ces_vivantes/1309193

LES NICHOIRS DE NEB

Entretien des  nichoirs de la forêt de la Pierre Attelée

Depuis longtemps NEB a installé des nichoirs, surtout dans la partie ouest de la forêt par rapport au chemin du Breneau. Chaque année (ou presque), quand le temps le permet, nous cheminons dans la forêt à la recherche des nichoirs (nous avons des plans et un GPS). En fait ce sont surtout les spécialistes, à savoir Dominique Tavenon et Philippe Archambeau qui savent ou ils se trouvent, car les plans ne sont pas précis et le GPS perd ses satellites, entre autres pannes et imprécisions. Ces nichoirs sont en gros de 2 types : petits avec une petite ouverture, destinés aux petits oiseaux, surtout des mésanges et grands pour les chouettes. Nous avons actuellement 21 petits nichoirs et 2 grands. Chacun porte un numéro et la marque "NEB".
Hélas ces boites sont placées "à une certaine hauteur" ou plutôt une hauteur certaine, il faut donc une échelle pour y accéder, et un volontaire pour monter à l'échelle. Mais la promenade est agréable, (pour les autres) et en plus on peut trouver des champignons.

L'entretien consiste à réparer, si possible, les nichoirs abîmés, surtout remettre une façade avec un trou plus petit, car des espèces agrandissent les ouvertures. Quand le nichoir est trop endommagé, on le change. Le nettoyage consiste à retirer tout ce que les oiseaux ou autres animaux ont laissé dans le nichoir. Pour ce faire on soulève la planche de toit, reliée au reste par une charnière.
Après notre passage les nichoirs sont prêts à recevoir les nouvelles familles.
Nous établissons des fiches qui font le bilan de nos observations : en fichiers joints vous trouverez les dernières observations.
Cette année nos installations ont eu beaucoup de succès, c'est très encourageant, et motivant pour continuer et installer d'autres nichoirs.

 

Nid abandonné de mésange charbonnière

Nid abandonné de mésange charbonnière

Nettoyage -Entretien
Nettoyage -Entretien

Nettoyage -Entretien

Déplacement d'un nichoir à chouette
Déplacement d'un nichoir à chouette

Déplacement d'un nichoir à chouette

Sortie "Oiseaux du bord de mer" du 24 août.

Un temps magnifique, de nombreux inscrits (un record ?) dont des enfants et nos ornithologues Dominique et Philippe qui ont réponse à toutes les questions. Pas besoin d'aller loin pour admirer les nombreuses espèces qui peuplent notre côte, il suffit de se diriger vers l'exutoire de la Courance. Certaines espèces sont extrèmement abondantes, d'autres comme le Gravelot à collier interrompu sont difficile à localiser au milieu des autres. Nous avons même pu voir des Sternes arctiques, oiseaux capables de voler sur des dizaines de milliers de kilomèmtres. Le seul désagrément de cet endroit remarquable vient des chiens non tenus en laisse qui font fuir les oiseaux, pas très gentil pour ceux qui nourrissent leurs petits ou qui se reposent après de longues migrations.

Nos sorties 2016

Sortie "Arbres de Saint Brevin" du samedi 9 juillet.

 

Cette visite en ville avait pour but de montrer ce que peuvent  devenir des arbres non indigènes mais adaptés au climat local  après quelques années. Ces plantations permettent d'accroître la biodiversité végétale. De plus ils offrent un décor par leur floraison ou leur feuillage persistant, ou les deux.
Certaines espèces d'arbres étaient présentes dès l'ère secondaire et ont évolué sans changements importants, du moins en ce qui concerne l'aspect des rameaux. D'autres sont apparues plus récemment. La famille des magnolias a marqué  sans doute l'arrivée des plantes à fleurs.

Il est évident qu'il n'a pas été possible de voir toutes les espèces, car heureusement, notre commune est assez riche en espèces diverses, du fait de plantations publiques, ou privées.
Voici des descriptions très résumées de quelques espèces :

Sortie "Plantes des dunes" du samedi 25 juin.

 

Nous étions nombreux à cette sortie, d'autant plus que c'était une sortie commune avec le Groupe Botanique du GMN (Groupe Mycologique de Saint Nazaire).
Par chance, nous avons bénéficié d'un temps "moyen"  et grâce à Martine et autres experts en botanique, nous avons pu identifier les très nombreuses espèces qui colonisent les dunes de Saint Brevin. Ces dunes sont devenues "un jardin extraordinaire" à la fois superbement fleuri et riche d'une flore très diversifiée. En effet ces dunes offrent des biotopes très marqués : dépressions humides, où poussent déjà de jeunes arbres, stations sèches, bord de mer, lisière de forêt...

Une petite sortie complémentaire nous a fait découvrir d'autres merveilles : orchidées, oeillets...

Les photos jointes ne représentent qu'une petite partie des espèces présentes.

Si des plantes particulièrement belles et parfois rares sont présentes, nous ne pouvons que déplorer l'arrivée d'invasives qui transformeront progressivement le paysage au détriment des espèces indigène. Les herbes de la Pampa sont les plus redoutables, mais la cuscute qui détruit les plantes en suçant leur sève et le séneçon du cap qui essaime partout sont aussi à craindre.

Nos sorties 2016
Nos sorties 2016
Nos sorties 2016
Nos sorties 2016
Nos sorties 2016
Nos sorties 2016
Nos sorties 2016
Nos sorties 2016
Nos sorties 2016
Nos sorties 2016
Nos sorties 2016
Nos sorties 2016
Nos sorties 2016
Nos sorties 2016
Nos sorties 2016
Nos sorties 2016
Nos sorties 2016
Nos sorties 2016
Nos sorties 2016
Nos sorties 2016
Nos sorties 2016
Nos sorties 2016
Nos sorties 2016
Nos sorties 2016
Nos sorties 2016
Nos sorties 2016
Nos sorties 2016
Nos sorties 2016
Nos sorties 2016
Nos sorties 2016
Nos sorties 2016

Ouvrages à consulter :

  • Guide dela flore des dunes littorales, de la Bretagne au sud des landes
    Sous la direction de Jean Favennec
    Editions Sud Ouest
  • Les plantes du littoral
    Par Jean David
    Editions Gisserot

Sortie "La vie d'une mare"du samedi 11 juin 2016

 

Nous avions visité 2 sites intéressants de Saint Brevin : la zone du menhir "Gargantua" et les étangs formés par le Bodon. Finalement c'est ce site qui a été choisi par notre intervenant, Damien.
Son choix a été guidé par le fait que cet endroit est ouvert, riche en insectes, plantes, oiseaux... et d'accès aisé.

La zone est située entre le Pont Renaud et le restaurant "La Ferme des Tabacs", elle est formée par un élargissement du canal de dérivation du Bodon (tout le parcours depuis le Pont Renaud est devenu réserve par la LPO, Ligue de Protection des Oiseaux).
Damien avait le matériel le plus performant pour capturer les petites bêtes de la mare (une épuisette à mailles très fines) et un filet à insectes. Les passoires du type "chinois"  peuvent convenir, mais pas les épuisettes classiques, à mailles beaucoup trop grandes.
Il a installé une loupe binoculaire sur une table pour nous montrer des animaux précédemment capturés sur le site Gargantua, dont une écrevisse de Louisiane, non présente dans le Bodon. Cette loupe nous a permis de voir entre autres des daphnies, des cyclopes, des copépodes,  qui sont de très petits animaux.
La pêche dans le Bodon nous a permis d'observer de nombreuses larves, insectes, mollusques, et même des petits poissons :   gambusies [1] et épinoches.
Parmi les larves d'insectes nous avons pu observer celles de libellules [2,3], demoiselles, moustiques, chironomes (vers de vase), éphémères... mais aussi des insectes comme les corises, des sangsues, des mollusques  : limnées, et petits bivalves.
Ce monde , peu visible, est surprenant par ses formes et ses modes de vie.
Et autour de la mare, nous avons pu observer des libellules et demoiselles,  des papillons, des oiseaux ( martin pêcheur, canards...), des plantes de zones humides (menthe, lycope d'Europe...).

Pour ceux qui veulent aller plus loin, des revues comme " La Hulotte" [4] ou "l'Hermine vagabonde" [5] sont recommandées.

Nous remercions Damien pour cette excellente journée.

[1] https://fr.wikipedia.org/wiki/Gambusie
[2] http://assoslo.free.fr/index.php?id_partie=2&id_page=4

[3] http://insectes-de-france.fr/metamorphose/
[4] http://www.lahulotte.fr/
[5] http://www.bretagne-vivante.org/Nos-revues/L-Hermine-Vagabonde
Les fiches documentaires ont été éditées par " La Maison des CPN"
https://fr.wikipedia.org/wiki/F%C3%A9d%C3%A9ration_des_clubs_Conna%C3%AEtre_et_Prot%C3%A9ger_la_Nature

Nos sorties 2016
Nos sorties 2016
Nos sorties 2016
Nos sorties 2016
Nos sorties 2016
Nos sorties 2016

Sortie cigognes du 29 mai

Malgré un temps maussade, la fête des mères et les restrictions de carburant, nous étions une quinzaine de personnes intéressées par cette sortie.
En compagnie de Jean-Yves Brié, de l'association ACROLA, nous avons pu assister au baguage de 3 cigogneaux qui avaient l'age requis : au moins 7 semaines pour avoir des pattes assez longues et solides pour recevoir les bagues et moins de 10-12 semaines pour pouvoir les trouver encore au nid.
Le nid est situé à Messans près de Rouans, sur un mat. Les parents n'étaient pas présents, tout s'est passé très calmement. Notre guide a installé sa grande échelle contre le mat et a pu descendre les jeunes cigognes une par une avec un panier. Elles ne se débattent pas du tout, leur instinc les pousse à "faire le mort" ce qui facilite grandement les manipulations. On pose 2 sortes de bague, une par patte, une bague métallique et une bague en plastique de couleur verte, visible de loin avec une lunette. Les oiseaux sont mesurés et pesés. Après l'opération, les cigogneaux sont remontés un par un dans le nid. La "boite" située sous le nid est un nichoir pour les faucons crécerelle.
Nous avons également servi de spectacle à tout un troupeau de belles vaches, sans doute des Salers, bloquées à quelques metres, heureusement, par un fossé.

Après cette opération, nous avons pu voir un second nid, occupé par un adulte, toujours à Messans, mais assez éloigné du point d'observation.
Cette sortie nous a appris beaucoup de faits relatifs aux cigognes, très présentes près de chez nous, mais absentes de la commune de Saint Brevin.
Vous trouverez des informations complémentaires sur, entre autres, les sites :

http://www.acrola.fr/cigognes.html
http://gecnal-harprich.pagesperso-orange.fr/cigognes/reproduction.htm
http://bourg-achard-col.spip.ac-rouen.fr/spip.php?article596
 

Nos sorties 2016
Nos sorties 2016
Nos sorties 2016
Nos sorties 2016
Nos sorties 2016
Nos sorties 2016
Nos sorties 2016
Nos sorties 2016

Un petit mot sur notre participation à Brev'de Jardin

C'était samedi 21 mai au parc du Pointeau, nous étions très bien placés, avec la protection d'un barnum et disposions d'un stand bien pourvu en matériel.
Nous avions préparé un jeu sur la reconnaissance des chants d'oiseaux : nous avons eu peu de clients, mais tous les enfants qui ont joué ont gagné un lot.
De nombreuses personnes ont pu prendre connaissance de nos buts et activités.
Nous avons pu faire le tour des autres stands en particulier voir la LPO qui distribuait des documents intéressants dont nous reproduisons un extrait

                          En résumé : une excellente journée

                  Les nichoirs : voici quelques conseils pour les installer

  • Où placer le nichoir ? Sur un tronc d'arbre pour les nichoirs boîte-aux-lettres et à balcon ou un mur pour les nichoirs semi-ouverts.
  • Quelle orientation ? Evitez les vents dominants d'ouest. Inclinez le nichoir légèrement vers le bas, le trou d'envol en direction du Sud ou du Sud-Est
  • - Quelle hauteur ? De 2 à 5 mètres au-dessus du sol
  • Comment l'attacher ? Ne pas clouer directement sur l'arbre, (sauf les clous spéciaux en alu Schwegler). Utilisez du fil de fer et entourez le tronc en intercalant des petits morceaux de bois pour serrer et protéger l'arbre.
  • Peut-on poser plusieurs nichoirs sur un terrain ? Oui s'ils sont destinés à des espèces différentes. Deux nichoirs destinés à une même espèce doivent être éloignés d'au moins 60 mètres (limites de territoires).
  • L'entretien du nichoir : Après la nidification, en octobre, retirez l'ancien nid (les passereaux reconstruisent de un à trois nouveaux nid chaque année). Lasurez uniquement l'extérieur du nichoir avec un produit LPO, huile de lin ou cire d'abeille.
Nos sorties 2016

Visite d'un vignoble bio

Le vignoble est situé à Saint Léger les Vignes, d'accès facile. Nous avons été reçus par le propriétaire, Jean-Pierre Guédon, qui nous a montré différentes parcelles et fait une visite complète des installations en terminant par une dégustation.

Sur le site http://www.les-hautes-noelles.com/?lang=fr on retrouve des informations, en particulier : le Domaine Les Hautes Noëlles est une propriété familiale créée dans les années 1930 sur la commune de St Léger les Vignes où, dès l’an 1180, un manuscrit faisait déjà référence aux vignes qui y étaient cultivées. Le domaine compte actuellement 25 hectares de vignes majoritairement plantées en cépage Melon de Bourgogne (Muscadet) et cultivées selon les règles de production biologique pour cette variété. Il produit environ 120 000 bouteilles par an se répartissant en Muscadet et Gros Plant pour les vins en AOP (Appellation d’Origine Protégée), et en cépages Chardonnay, Gamay, Cabernet, Merlot, Grolleau gris et noir pour les Vins de Pays du Val de Loire IGP (Indication Géographique Protégée).
Nous avons pu apprécier le travail de la terre, fait avec des tracteurs qui enjambent le rang de vigne. Très différent de l'épandage d'herbicide vu sur une parcelle d'un autre vigneron.
Les ceps sont souvent très anciens, ce qui donne des vins plus "minéraux", plus riches. La taille des ceps de ces parcelles ne permet pas la vendange mécanisée.
Le gel a occasionné quelques dégats mineurs sur les parcelles destinées à la vinification, car situées sur des pentes, par contre une vigne "de démonstration" proche de l'exploitation a été complètement ravagée car située dans un lieu bas sans écoulement d'air.
La vignification se fait en cuves d'acier inox ou parfois dans de petites cuves en composite, sauf pour le muscadet qui doit séjourner sur sa lie, et qui est placé en cuves béton enterrées.

A la dégustation nous avons découvert une large gamme de produits, les achats qui ont suivi démontrent la satisfaction des gouteurs. Le retour se faisant en voiture a malheureusement mit des limites à cette partie de la visite.

 

 

Nos sorties 2016

Publié dans Nos sorties 2016

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article