Sorties 2019

Publié le par CL

Notre conférence

Samedi 23 novembre 2019 NEB a organisé une conférence sur le thème des marées.

Un bel auditoire de plus de 60 personnes a été très attentif aux explications données par Madame Porcher, Présidente de l'association ORION.   Nous avons ainsi pu mieux appréhender le phénomène des marées lié à l'influence des planètes, surtout la lune, mais très complexe car de nombreux paramètres interfèrent.

Madame Porcher nous a également donné la signification de  certains termes techniques souvent employés et peu connus du public.

Après l'exposé, largement documenté, le débat, très intéressant, car visiblement le public avait suivi,  a permis de préciser des points techniques.

 Le "pot de l'amitié" a clos la séance, un bon moment de convivialité.

Pour en savoir plus sur ORION :   orion-adacv.com

Et le blog de Madame Thérèse PORCHER : astrovolcans.over-blog.com

 

Sorties 2019

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  Une sortie intéressante : visite d'une safranière 

 

Le 22 octobre 2019, NEB a organisé la visite du "Safran de la Côte de Jade".

La ferme est située à Saint Père en Retz, près de Saint Brevin.

 

 

Nous avons découvert qu'en fait nous savions peu de choses sur le safran.

 C'est un crocus (https://fr.wikipedia.org/wiki/Crocus : Crocus est un genre botanique de la famille des Iridaceae qui comprend 90 espèces, dont un tiers fleurit en automne).

Un seul crocus donne du safran : le Crocus sativus qui est un triploïde stérile issu vraisemblablement de Crocus cartwrightianus. Le safran est une fleur violette et mais qui existe aussi en blanc. C'est une espèce unique, mais qui a des variétés  différentes.

Triploïde veut dire que les fleurs ne donneront jamais des graines.

La floraison se fait en automne, avec peu de feuilles, très fines, qui poussent après les fleurs  et restent en hiver puis fanent . En été rien n'est apparent.

C'est un végétal à cultiver en climat  pas trop froid. La multiplication se fait par division des touffes qui se forment en cours de végétation. On doit diviser ces touffes après quelques années pour avoir un bon rendement. La plante est toxique, sauf le pistil.

Nous avons vu le champ de safran, la safranière,  qui était bien fleurie, et en faisant attention de ne pas marcher sur les plants, disposés en rangs, nous en avons cueilli un peu.

 Il faut ramasser la fleur en bouton bien formé. et rapidement extraire le pistil, petit brin orangé. La base blanche du pistil n'a pas d'intérêt.

La safraniste, Madame Caroline Honoré, nous a ensuite indiqué comment on utilise ces pistils.

Il faut les sécher, mais pas au soleil, qui les abîme mais dans un dessiccateur.

 Après on peut les employer en cuisine, mais pas directement.  

 Pour en savoir beaucoup plus  visitez le site https://safran-cote-de-jade.fr/

 Quelques informations :  ne pas ajouter le safran sec dans un plat mais sous forme d'infusion dans un liquide contenant de l'eau (donc pas de l'huile).

 Autres usages du safran :

- Matière colorante : encres et teintures dont celle utilisée pour les vêtements des bonzes.

-  Plante médicinale : nombreuses vertus décrites dont antidépresseur ...

 On peut aussi garder les fleurs, très jolies

 

La sortie s'est terminée par une séance de dégustation de divers produits contenant du safran :  kir au sirop de safran, madeleines au safran ...

Nous avons également pu faire quelques achats de produits issus de la ferme.

Informations :  Safran de la côte de jade  - Madame Caroline Honoré
2 Bellevue 44320 Saint-Père-en-Retz
07.82.74.66.58/09.53.49.32.39
Vente à la ferme sur RDV toute l’année
Livraison dans toute la France par relais colis (frais de port gratuit dès 50 euros de commande)
Pour commander nos produits ou poser une question :
safrandelacotedejade@laposte.net

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Sortie " oiseaux"

 Le 9 mars 2019 nous avons pu observer des oiseaux de très près, ce qui a pu décevoir certaines personnes qui pensaient les voir de loin, mais ainsi nous avons pu nous affranchir des conditions météo, pas excellentes.

En effet, nous sommes allés à Trignac, au Musée des Oiseaux, L'association qui gère ce musée fait découvrir les oiseaux de la région briéronne via 380 espèces naturalisées réparties dans 3 salles, sous 20 vitrines éclairées.

Notre guide Claude MONTEIL  nous a donné toutes les informations requises et  il existe une fiche signalétique par oiseau avec explications.

De plus Jean-Pierre LEROUX nous a passé des vidéos magnifiques sur les oiseaux (voir sur ce site : Informations utiles)

On peut regretter que ce musée ne soit pas "actualisé " car certains spécimens perdent quelques plumes...

Cependant ce fut l'occasion de voir précisément les différentes espèces, leur taille, des détails du bec, des pattes..., ce qui est parfois bien difficile à appréhender  sur le terrain. Très intéressant.

Ci-après, quelques photos en exemples.

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Sortie "Les richesses du littoral" du 23 mars 2019

Cet article a été réalisé par Monique CLEMENT et Claude LINZ

Ceux qui ne sont pas venu ont eu tort, car le temps était magnifique, et notre guide, Pascal Guégan, professeur à l'Ecole du Littoral,  égal à lui-même, nous a encore appris  des choses que nous ignorions, alors que ce n'est  pas la première sortie qu'il pilote pour NEB. Voir : https://naturenbrev.org/2017/05/nos-sorties-2017.html  notre sortie "Laisses de Mer" en bas de page.

 Sur le site https://ec-littoral-44.ac-nantes.fr/  on trouve les indications suivantes :
L'école du Littoral est une structure pédagogique de l'Education Nationale. L'objectif principal de cette école est d'accueillir gratuitement, sur une journée, les élèves des écoles publiques de Loire-Atlantique afin de leur faire découvrir un environnement proche (plage, forêt, dunes... ).
Pour mieux comprendre le milieu littoral et mieux le connaître, les élèves sont, au cours de la journée, mis en situation de démarche d'investigation en sciences.

Avant d'aller sur la laisse de mer, nous avons échangé sur le devenir de nos plages, si changeantes, le rôle de l'homme et de la nature...

A Saint Brevin globalement, la mer recule, on parle de la position du "trait de côte"  (définition : courbe/ligne représentant l'intersection de la terre et de la mer dans le cas d'une marée haute astronomique de coefficient 120 et dans des conditions météorologiques normales). Un léger détail : les rivières qui se jettent en mer sur la plage ont beaucoup de mal à percer les dunes et serpentent vers le nord en créant des lagunes. Ce qui fait que la plage n'est pas toujours bien définie. Ici c'est le Breneau, petite rivière de Saint Michel qui modifie la plage.

En fait cette avancée du sable se fait par l'agglomération des grains sur des petits reliefs : laisse de mer, plantes pionnières, ganivelles en châtaigner... La plantation de pins ou celle d'oyats (Ammophila arenaria)  est efficace pour stabiliser les dunes. L'oyat  supporte l'ensablement, il peut donc avoir un système racinaire qui mesure plusieurs mètres de profondeur. Il est souvent planté alors que le chiendent des sables  (Elytrigia juncea) est toujours spontané.

Rôle important de la laisse de mer : les déchets biologiques (algues, coquillages, etc…) constituent un apport important de matière organique pouvant être utilisé par les espèces végétales « pionnières ». Cette laisse n'est quasiment pas éliminée par la municipalité sur cette portion du littoral et contribue donc à l'apparition d'une dune embryonnaire qui monte progressivement et recouvre les différents déchets y compris ceux d'origine humaine.

Entre 2 cordons dunaires on trouve une dépression qui est parfois une zone humide qui abrite une flore adaptée riche et variée. Ces zones humides se boisent avec des essences  comme les saules ou l'aulne. On peut prévoir que les embruns salés limiteront leur croissance en hauteur.

 

Les dunes sont couvertes d'une végétation très particulière, aujourd'hui menacée  par l'arrivée de plantes invasives y compris des parasites comme la cuscute qui suce la sève des plantes.

 

En arrivant sur la plage, nous découvrons une grande quantité de coquilles d'espèces variées  et autres débris d'animaux marins : la vie dans  cette zone est abondante et diversifiée.

 

Quelques exemples d'espèces découvertes :

Voir site : https://nadinature.unblog.fr/2010/12/18/coquillages-des-cotes-de-latlantique-et-de-la-manche/comment-page-2/

- Pourpre petite pierre  (Nucella lapillus). Ce coquillage  présente toutes sortes de coloris. C'est un carnivore (ces espèces ont un creux, en haut de la coquille, qui permet le passage d'un siphon qui perce les autre coquillages et absorbe leur contenu).

Voici un aspect du canal siphonal des  coquillages carnassiers :

 

- Mactre coralline  (Mactra stultorum ou corallina) :

Un joli bivalve, en principe non comestible, la coquille elle est fine et de couleur claire, assez cassante.

Nous avons également trouvé la mactre solide (Spisula solida) plus épaisse.

- Natice. (Euspira catena)  Les oeufs  sont organisés en une plaque en demi cercle sur laquelle ils sont localisés sur une des faces. Carnivore.

Photos de pontes voir https://wwz.ifremer.fr/lermpl/Archives/Rencontres-insolites/Natices

-Tellines : des petits coquillages comestibles qui se ressemblent

au moins 4 variétés (telline papillon Tellina tenuis ou Macomangulus tenuis rose , de la baltique Macoma balthic  ou Limecola balthica,    Donace des canards ou Lavagnon (Donax vittatus)

 Flion  (Donax trunculus) amande ou telline ou pignon en Vendée- Plus tronqué et un peu violet à l'intérieur

 

- Palourdes - plusieurs variétés : commune (indigène), japonaise et hybrides qui se distinguent en principe par la couleur et  même la fausse palourde (plus losangique)
Indigène Ruditapes decussatus (ou Tapes decussatus ou  Venerupis decussata?)

japonaise  Ruditapes philippinarum ou Venerupis philippinarum (originaire du Pacifique et appelée communément palourde japonaise

 

- Couteaux : il existe sur ce site au moins 6 espèces de couteaux (gousse, arqué, sabre; silique ... (photo du bas)

Cératisole-gousse   Pharus legumen
Couteau-gaine  Solen marginatus
Couteau droit (américain)  Ensis directus

Couteau arqué       Ensis magnus ou arcuatus

Couteau silique  Ensis siliqua

Ensis minor

Couteau sabre Ensis ensis  

- Pholades

-  dactyle (grand "perforateur", creuse des tunnels dans les bois  et les coques des navires en bois, et ce en tournant autour de son pied). A un manteau luminescent.

- La Petite pholade  ou Pholade blanche     Barnea candida  est fragile, mais forre également des trous.

Sur le Site DORIS on trouve cette image :

 

-Mye des sables : (Mya arenavia)  comestible. Projette un jet d'eau lorsqu’on foule le sable où il est enfoui => repérable), nommée ici "quatre moines" ou "pisse en l'air" ressemble un peu à la Lutraire :

  Lutraire elliptique     Lutraria lutraria  : (la mye est + bombée)

 

 - Troque jujube : ou Calliostome  (Calliostoma zizyphinum |)

- Actéon enroulé   (Acteon tornatilis )

- Turitelle commune - filtreur  (Turritella communis    

Image Wikipedia

- Scalaire (Epitonium clathrus)

- Nasse réticulée Tritia reticulata (nécrophage) 

- Bucarde tuberculée  (Acanthocardia tuberculata) qui ressemble à une coque. Il existe d'autres bucardes.

 

-Murex perceur  ou Cormaillot  (Ocenebra erinaceus )

 Le nom vernaculaire murex vient du mot latin murex qui, dans l'Antiquité, désignait les mollusques gastéropodes dont on extrayait la pourpre.

 

Nous avons trouvé en abondance les espèces suivantes :

- Coque, moule, huître, patelle, bigorneau, crépidule (Crepidula fornicata) qui peuvent s'imbriquer les unes sur les autres ...

Et en plus des coquillages nous avons trouvé des restes divers dont :

 

"Os" de seiche = en fait il s'agit de la coquille interne de la seiche (= "plume" du calamar, le poulpe l'a perdu au cours de l'évolution)

 

- Crabe poilu (rond) car il est recouvert de soies - Crabe enragé (ou crabe vert mais parfois rouge /marron)

 

-Test d'oursin : bouche  en dessous = lanterne d'Aristote à 5 dents, anus au dessus - présence de podia pour se mouvoir et de pédicellaires  pour capter sa nourriture.

 

-Etoile de mer : des centaines et même plus, ont été rejetées sur la plage quelques jours avant notre sortie. Mortalité peut-être due à un choc thermique (?).Voici la partie buccale après décomposition de l'animal.

-Pontes de bulots (= buccin, charognard). Photo de ses œufs : chaque alvéole contient quelques dizaines d'œufs dans laquelle les petits bulots peuvent "s'entre-dévorer".

 

- Balane  arthropodes du sous-embranchement des crustacés, infra-classe des cirripèdes. Sa larve = Zoé, plusieurs espèces (dont certaines recouvrent les moules et huîtres)

 

- Lanice :  Lanice conchilega  ver tubicole repérable grâce à son fourreau sableux

 

- Puces de mer Talitre sauteur Talitrus saltator 

 (contribuent à dégrader la laisse de mer en particulier les algues, permettent donc une minéralisation qui profite aux plantes pionnières)

 

- Ver arénicole Arenicola marina  annélide qui fait un terrier en U, sur le sable on trouve un tortillon ( rejet du sable après digestion de la partie organique ) + un trou évasé correspondant au côté "bouche". Le ver comporte une  succession d'anneau portant des parapodes ( pieds garnis de soies) et 13 paires de branchies.

 

Son intérêt est considérable car son sang sans globules (donneur universel pour l'homme) contient une hémoglobine très oxygénante. On commence son élevage.

 

 

Publié dans Nos Sorties 2019

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